Quand les États-Unis et la Russie s'unissent...La première chose à noter dans le mode multi
online, c'est qu'il ne sera pas question d'incarner Fisher, mais
deux personnages inédits : Archer et Kestrel. Le premier est un Américain nombriliste, arrogant et peu subtil ; le second est un Russe dévoué à sa mère patrie, sarcastique et un poil borné. Voilà qui promet quelques séquences narratives de haut vol en usant de quelques bons vieux clichés sur la Guerre froide. Malgré tout, les deux protagonistes se dirigent de la même manière, aucune différence de gameplay à l'horizon donc. Ce qui compte dans le jeu, c'est la coopération en misant sur la discrétion. Un style très propre aux premiers Splinter Cell.
Concernant la campagne multijoueurs, il n'est pas question de jouer aux mêmes missions qu'avec Sam Fisher. Il s'agit là d'une histoire inédite sur des niveaux strictement réservés à deux joueurs. L'action se déroulant chronologiquement avant les événements du mode solo, il paraît incongru de se trouver dans des lieux identiques.
L'avantage de cette pratique, en plus de servir de prologue à la trame principale, est qu'elle permet de renouveler l'expérience de jeu. L'occasion de découvrir comment, et pourquoi, des terroristes mettent la main sur une bombe électromagnétique pour menacer Washington.
Les joies de l'infiltration en duoCe mode coop'
online reprend les bases du mode solo. Un
third person shooter où l'on progresse d'une planque à une autre, toujours à couvert, prêt à sauter vers la cache la plus proche pour continuer de se déplacer incognito ou pour tirer sans s'exposer à de fatales représailles. Avec une corniche ou un gros tuyau, on accède à des lieux un peu plus tranquilles pour progresser sans se faire repérer et préparer son attaque. Pour cela,
on dispose d'un marqueur d'exécution qui permet de neutraliser plusieurs gardes de quelques tirs. Le tout étant mis en scène dans un bref
slow motion. Mieux encore, il est possible de synchroniser à deux les attaques de ce type. Une capacité spéciale utilisable uniquement après quelques rafales bien placées. Et si par mégarde un joueur laisse sa peau, son équipier peut toujours le réanimer.
Du mode solo, on retrouve également le marqueur de dernière position connue : sorte de statue fantomatique vers laquelle les ennemis se dirigeront. Deux solutions s'ouvrent alors à nous : fuir pour retrouver un peu d'obscurité ou tendre rapidement une embuscade. L'
I.A. gère même les situations selon sa propre stratégie. Si parfois vous serez traqués, d'autres fois, les adversaires prendront le parti de vous tendre une embuscade en se basant sur votre dernière position connue. Il y a là matière à détourner l'attention, afin de permettre à notre coéquipier de prendre tout le monde à revers. Enfin, on retrouve les interrogatoires musclés - un qui cogne, l'autre qui guette - et la projection murale des objectifs de mission.
Différentes approches possiblesOutre les quatre
maps exclusives, ce qui distingue les missions coop' du mode solo c'est la façon de résoudre les missions à deux. La technique classique consiste à ce que le premier joueur se dispose dans un coin en observation avec le sonar tridimensionnel afin de guider le second joueur et lui signifier vocalement la présence d'opposants. Ou alors faire diversion, etc. Bien évidemment, certaines actions ne pourront s'effectuer qu'à deux, comme défoncer une porte au pied de biche ou synchroniser des packs de C4.
Au-delà des missions, des modes de jeu entiers permettent de profiter de Splinter Cell Conviction à deux. Le mode « Hunter » nous propose d'éliminer tous les ennemis d'un niveau, le mode « Infiltration » est similaire au premier mode sauf qu'il faut cibler un ennemi, une zone, voire les deux en même temps ; le mode « Last stand » impose quant à lui de protéger des points précis et le « Face off » oppose les deux joueurs à d'autres participants hostiles gérés par une I.A.
Concrètement, ces modes multijoueurs apporteront de la fraîcheur à la licence. Cependant,
il paraît difficilement concevable qu'une campagne digne de ce nom tienne en seulement quatre niveaux (aussi grands et longs soient-ils). Certes, on pourra profiter à plusieurs du prochain gros titre d'Ubisoft avec une expérience de jeu innovante mais, sans se montrer dérisoire, on espère malgré tout que le contenu multijoueurs sera étoffé - et pas forcément par le biais de contenus téléchargeables (
DLC pour les intimes) -. Si l'amusement sera très probablement au rendez-vous, il ne faudrait pas que le plaisir à deux s'évapore trop rapidement.
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